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Casser les idées reçues en prévention - Etape 2

 

Casser les Idées Reçues en Prévention en 5 étapes

Etape n°2

Date de rédaction de l'article : 03.12.2020 - Artess Conseil

Les idées reçues en prévention ne manquent pas. Quel(le) préventeur(rice) n’a jamais entendu la fameuse phrase « On a toujours fait comme ça ! » ?

Afin de vous aider à casser les idées reçues en prévention et ainsi changer la perception des risques des collaborateurs, nous vous proposons une série d’articles visant à vous présenter une méthodologie en 5 étapes.

Cette semaine, nous vous présentons la seconde étape de cette méthodologie, à savoir celle visant à impulser la dynamique d'amélioration aux collaborateurs.

Etape n°2 : Impulser la dynamique d'amélioration

Action n°1 : Mobiliser ses équipes

Cette première action vise à mobiliser les équipes dès le début de la démarche. L’encadrant devra par conséquent présenter l’ensemble de la démarche d’amélioration à ses équipes :

  • établir un diagnostic partagé ;

  • fixer les objectifs à atteindre ;

  • définir les principes de coordination et d’organisation de l’ensemble des services qui contribueront au succès de la démarche ;

  • mettre en avant l’importance de la communication participative.

Action n°2 : Etablir un diagnostic partagé

Afin d'établir un diagnostic partagé, l’encadrant présentera à son équipe les reportings SST des 3 dernières années.

 

A l’issue de cette présentation, il proposera à ses collaborateurs, de lui faire un retour sur ce diagnostic préalable et de le compléter par leur propre diagnostic en matière de SST.

 

Cela pourra notamment être réalisé par l’intermédiaire de questionnaires et d’entretiens individuels et collectifs avec les collaborateurs.

L’encadrant consolidera les remontées d’informations du personnel afin de donner une représentation commune de la situation en matière de prévention au sein de la structure.

Action n°3 : Fixer les objectifs de la démarche

Dans un premier temps, l’encadrant présentera la synthèse des points relevés par le diagnostic réalisé au cours de l’action n°2.

Cette action visera à fixer un cadre précis de la démarche en définissant des objectifs SST, des indicateurs et des cibles associées.

Les objectifs à définir seront des objectifs de moyens, de résultats et des objectifs de participation des collaborateurs à la démarche d’amélioration.

Relatif aux objectifs de moyens, nous retrouverons des indicateurs de temps alloués au projet, de ressources humaines mobilisées, d’outils appuyant la démarche…

Concernant les objectifs de résultats, nous retiendrons les indicateurs classiques tels que le nombre d’AT/MP, TF, TG, le nombre de soins, d’accidents bénins, d’incidents…

Au sujet des objectifs de participation du personnel à cette démarche d’amélioration de la SST, il est essentiel de choisir des indicateurs qui révèlent l’implication des collaborateurs tout au long du projet (% de satisfaction des collaborateurs relatif au projet, nombre de réunions participatives, nombre de consultations…).

Action n°4 : Définir les principes de coordination et d’organisation de l’ensemble des services

Il est de la responsabilité de l’encadrant de s’assurer que la démarche mise en œuvre ne sera pas ralentie voire stoppée par l’intervention d’autres services de l’entreprise (achats, maintenance…).

 

La latitude décisionnelle de l’encadrant dans ce contexte garantira à l’équipe que d’autres services n’interfèrent pas dans ce projet (injonction paradoxale, ralentissement de la démarche car actions jugées non prioritaires…).

En outre, une définition du « qui fait quoi » (RACI) au sein de l’équipe est également indispensable pour garantir une mise en œuvre des mesures préalablement définies. Elle contribuera également à l’engagement de chacun dans la démarche.

Action n°5 : Instaurer une communication participative

Tout projet ne peut aboutir sans un feed-back du terrain.

L’encadrant devra s’assurer de la mise œuvre des actions entreprises, de leurs applications effectives, de la communication associée et du contrôle des indicateurs de suivi.

La mobilisation des collaborateurs nécessite que l’encadrant soit conscient des difficultés qu’ils rencontrent dans ce cadre. L’encadrant devra appliquer le principe de subsidiarité afin d’intervenir auprès d’eux qu’à bon escient. Les collaborateurs doivent en effet avoir assez d’autonomie pour réguler les situations qu’ils considèrent comme gérables à leur niveau hiérarchique.

L’encadrant devra également faire preuve de transparence envers ses équipes afin d’instaurer un climat de confiance.

 

Afin de garantir le bon déroulement de la démarche d’amélioration dans le temps, il conviendra de contribuer à maintenir l’engagement des équipes. Nous détaillerons cette troisième étape dans notre prochain article destiné à instaurer des rituels en prévention au sein des équipes. Ces rituels viseront à préserver la dynamique mise en place au cours de la démarche.

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